J'écoute : la télé en bruit de fond
Je regarde : les gens de ma friendlist qui sont connectés
Je lis : à moitié mes cours de math
Je joue : à rien
Je mange : rien
Je bois : X-drink, the swiss lemonade
Je cite : personne
Je pense : aux exercices de math que je ne ferais pas ce soir
Je rêve : bien trop
(mis à jour mercredi 7 novembre 2007 à 20:22)

28/01/2007

28/01/07 - 21:17

a lui...

J’ai vu des larmes sur votre portrait
Dites-moi si je puis les essuyer
Dites-moi si je pourrais vous aimer
Ou si je suis si naïf de penser

Que deux cœurs par la distance éloignés
Peuvent tout de même apprendre à s’apprivoiser
Ma tête est emplie de votre image
Pour vous j’irais chercher des nuages

J’en ferai quelque place agréable
Pour passer la nuit l’un contre l’autre
Oh quel instant des plus agréables
Avec mon cœur serré contre le vôtre


Vous m'aviez dit aimer les poèmes mièvres que je compose pour vous. je me fais du mal ou je me fais du bien, je n'en sais rien. le voilà donc... Je vous aimes, vous êtes loin, si loin, je suis fou...

23/01/2007

23/01/07 - 20:33




Je suis triste de ma condition. Je suis un faible, en plus. Je n’ai pas l’habitude de me confier, je le fais très mal d’ailleurs. Je ressens des choses étranges, choses auxquelles je n’avais pas besoin de penser au par avant. Ces choses m’obsèdent. Je ne pense qu’à ces choses, mes études en pâtissent sans doute mais je n’arrive pas à m’en débarrasser. Je dois garder la tristesse, le spleen qui me hante, à l’intérieur de moi. Puisqu’il n’y a pas de raison évidente que je sois triste pour mes proches, mes parents. Je vais bien, tout va bien dans le meilleur des mondes. Mes nuits sont surchargées de réflexions, je suis excité par toutes les choses qui m’aspergent la cervelle. Pourtant j’essaye de me dire que ça va bien, que je ne suis pas à l’article de la mort, que la vie est ainsi faite de bons et de mauvais moments, que plein de gens vivent des choses bien plus atroces que le petit Luc qui va gentiment à l’université, qui rentre gentiment chez lui le soir, qui est logé, nourri…
Je repense aux matins ou je me levais en me disant : « sois triste !, et s’il t’arrive quelque chose de bien, ce sera l’extase… » J’avais quatorze ans et j’avais découvert, une année avant, que les garçons me faisaient de l’effet. C’est pourquoi j’évitais d’avoir trop de contact avec eux. Mon plus grand copain d’alors était entré dans une école religieuse et je me retrouvais sans connaître grand monde. J’ai commencé, dans ma splendide solitude, à réaliser mes maquettes, à me forger une identité de « garçon sage qui ne boit pas et qui ne sort pas » Et j’étais convaincu que cette vie était faite pour moi. J’étais triste quasiment 67% de la journée et je me disais : « De toute façon, je ne me suiciderais pas car Dieu m’a fait ainsi et c’est qu’il y a une raison que je ne connais pas… ». Je me rends compte aujourd’hui que c’était un prétexte car je n’aurais pas eu le courage de me suicider. Et je ne l’aurais sans doute jamais. Si actuellement l’idée de suicide ne me passe plus trop par la tête, c’est parce que même si je suis un peu déprimé, la seul possibilité de vivre quelque chose de beau me suffit à vouloir continuer mon chemin. Je sais déjà qu’il n’aura rien d’une route bien goudronnée et rectiligne, mais c’est ce qui est palpitant, non ? Je dois dire que mes palpitations ne sont pas actuellement débordantes d’hyperactivité, mais demain qui sait ?

20/01/2007

20/01/07 - 11:40

sinusoïde...





J’ai l’impression que ma vie n’avance pas, que je me retrouve au même point, toujours et toujours. J’en arrive là où j’en étais parti. En fait ma vie doit être comme une sinusoïde. Elle avance oui, elle avance comme le montre cette merveilleuse figure. Entre les points a) et b) j’ai effectué une distance d. Mais malgré tout la distance d n’est pas facile à déterminer et j’ai l’impression que a) = b). Enfin bref en m’éloignant un peu je découvre que du point a) au point c) la distance n’est plus si négligeable. Comme j’avance monstrueusement longuement !!! Pas tant que ça en fait : c’est tout de même vrai que ça ne fait que depuis octobre 2006 que j’arrive à me dire que je suis gay. Quand j’y repense. Je me suis inscrit sur gayattitude encore tiraillé par les questions du bien et du mal, je me disais que si vraiment, je pourrais toujours supprimer mon profil et reprendre ma vie de pseudo-hétéro. C’est bien la vie de pseudo-hétéro : pas besoin de subir le regard des autres, bas besoin de faire une déclaration assez frustrante à sa famille. Il aurait juste fallu leur présenter une ou deux copines qu’au fond de moi je ne désirerais pas. 
Non je ne veux vraiment pas vivre en pseudo-hétéro triste et déprimé toute ma vie.

18/01/2007

18/01/07 - 15:52

...

Je me demande parfois si, au fond, je ne suis pas un mauvais. Mon père m’a souvent dis qu’il me trouvait égoïste. Je pense qu’il doit avoir raison. Je dois sans doute faire les choses dans mon propre intérêt uniquement, je suis fâché lorsque les choses ne se déroulent pas comme je le voudrais. Je suis un gros con, le plus con de toute l’Europe centrale.

Voilà les sentiments d’un petit con qui remarque sa connerie un certain jeudi 18 janvier 2007...

05/01/2007

05/01/07 - 16:17

théoriquement seulement

Mercredi soir, à l’heur de manger, la discussion tournait autours du thème « homosexualité ». Ma mère parlait d’un ancien copain de mon frère qui est homosexuel. A 18 ans, il vit avec un homme de 35 ans. "Qu’on soit gay, c’est une chose. Mais qu’on aille avec un vieux !!" Disait ma mère. Puis mon frère rapport que dès qu’ils ont su pour l’homosexualité de ce copain, sa bande a cessé de l’appelé, de le considérer comme un des leurs. « Yann, il aime pas les pédés, alors on a arrêté de le voir » disait-il. Puis mon père fait : "oui, c’est vrai, aller avec un vieux ya des limites. Mais bon, si mon fils me disait « j’aime les hommes » bein bon, C’est comme ça !" Et là, je me suis senti une envie immense de répliquer : « Et bien tant mieux ; je suis homosexuel ! »Mais je me suis vu devenir mal, comme si je me paralysais, je me suis mis a penser aux répercussions que cela pouvait avoir, je me suis tu, ça faisait longtemps que je ne m’étais pas senti aussi mal, dégoulinant de sueur…
Je réfléchis trop, je me pose trop de questions ?
Enfin, j’ai appris quelque chose ce soir-là : théoriquement, ça ne dérangerait pas mon père que je sois homosexuel. Mais théoriquement seulement. Il est parfois tellement borné dans ses jugements que ça me met mal à l'aise. On ne peut pas vraiment discuter avec lui, il se braque et reste ancré sur sa position.

05/01/07 - 15:17

Panis Angelicus...



Panis angelicus fit panis hominum: dat panis caelicus figuris terminum : ô res mirabilis ! manducat dominum pauper, servus et humilis.

02/01/2007

02/01/07 - 20:13

c'est l'hiver!

Comme on peut le voir depuis ma fenêtre, ce soir, c'est enfin l'hiver en Suisse :)

02/01/07 - 16:11

un pas de plus.

voilà, aujourd'hui, je me suis enfin décidé à mettre une photo de moi sur mon portrait. Mais c'est sans doute parce que je suis plutôt sûr que mes proches ne surferont pas sur GA. Donc le pas n'est pas si grand. C'est une goutte d'eau dans l'océan. Mais avec plein de petites gouttes, on arrive à avancer.

01/01/2007

01/01/07 - 19:49

Mais pourquoi?

Pourquoi faut-il que, lorsque je rencontre quelqu’un de sympathique, ma timidité m’éclate en pleine tête, qu’un stress intense me paralyse intérieurement. Je reste muet, avec un sourire d’idiot. Et mon interlocuteur redouble d’efforts pour rallumer la conversation. Je comprends amplement que la première impression qu’on doit avoir en me voyant soit plus que mitigée. Heureusement que certains me laissent une deuxième, voire même une troisième chance. Comme je peux être heureux d’aller rencontrer quelqu’un, et comme je peux être triste de rentrer en voyant avoir été si inintéressant, si nul. Je n’arrive pas à dire ce que j’aurais envie de dire, je n’arrive pas à extérioriser ce que je ressens. Il y a un mur qui s’est construit, au fil des années, entre moi et le monde extérieur. Comme j’ai peur de dire quelque chose de stupide, quelque chose qui me remplirait de honte. Pourtant, ça arrive à tout le monde de dire des choses bêtes. Je crois vraiment que je suis obsédé par l’envie d’être parfait. Mais, tout comme la faute est humaine, l’homme est imparfait. Je dois vraiment briser ce mur que j’ai bâti avec les pierres du refus : du refus de moi, du refus de mes idées (qui ne sont pas celles d’un homme parfait), du refus de ma sexualité, du refus de ma différence.
Non, on ne devrait pas parler de l’homme parfait, mais de l’homme qui « entre dans le moule » et je n’entre pas dans le moule, bien sûr. Mais c’est quoi ce moule ? Des critères instables qui diffèrent avec le temps, rien d’autre…

Je me demande parfois si je ne suis pas masochiste, si je n’aime pas me torturer l’esprit avec des questions superficielles et inutiles