J'écoute : la télé en bruit de fond
Je regarde : les gens de ma friendlist qui sont connectés
Je lis : à moitié mes cours de math
Je joue : à rien
Je mange : rien
Je bois : X-drink, the swiss lemonade
Je cite : personne
Je pense : aux exercices de math que je ne ferais pas ce soir
Je rêve : bien trop
(mis à jour mercredi 7 novembre 2007 à 20:22)

20/11/2006

20/11/06 - 18:04

une nouvelle façon de penser

Hier, alors que j’étais en voiture avec mes parents, en route pour un marché de Noël qui, d’ailleurs, est fermé le dimanche, je regardais les montagnes moroses de l’automne, je réfléchissais. Pour la première fois je pouvais, sans honte et sans sensation de malaise, me dire que je pourrais finir ma vie avec quelqu’un que j’aime, avec un homme. Il est vrai qu’il n’y a pas si longtemps, je me réservais une vie de désolation, seul ou pire avec une femme que je n’aurais pas aimé. L’idée de couple qui résonnait en moi comme « 1 homme + 1 femme » était un supplice qui me rendait fou. Je finirais seul, me disais-je, seul perdu Dieu sait où, malheureux !!! J’imaginais ne jamais connaître l’amour. Ça servait à quoi de mettre du parfum, je ne voulais pas plaire. Ça servait à quoi de mettre du gel sur mes cheveux, je ne voulais pas plaire. Ça servait à quoi de mettre de beaux habits, je ne voulais pas plaire. Plaire à qui, de toute façon ? Dans ma tête, la possibilité de pouvoir plaire à quelqu’un n’existait pas. On ne pouvait pas tomber amoureux de moi, j’étais un « non-tombeur », celui qui ne pouvait pas être sexy, qu’on ne pouvait pas trouver beau.
Aujourd’hui, j’envisage, non sans doutes encore, la possibilité de pouvoir plaire, de pouvoir trouver « l’homme de ma vie », un jour, de pouvoir vivre heureux, sans devoir me cacher dans la peau d’un personnage qui ne me ressemble pas. Je veux une vie heureuse ! C’est de l’égoïsme ça ? et même si s’en était…

18/11/2006

18/11/06 - 11:21

dénudé

Voilà mon premier dessin de garçon dénudé. C'est vrai, il y a encore du travail à faire sur le corps...



(choupinou dédié au mathématiquechoupinou, un peu alcoolisé, de jeudi soir ;) )

15/11/2006

15/11/06 - 17:44

Gratuit dis-je?

Sème le bonheur autour de toi, montre ton amour et on te le rendra. C’est ce que ma grand-mère n’a jamais su comprendre tout au long de sa vie. Cette femme était froide, elle ne s’attachait pas à ses petits enfants, elle surveillait juste de loin qu’on se comporte comme doivent se comporter des petits-enfants. Elle nous prenait, une fois par année mes quatre cousines, mon frère et moi pour le week-end dans leur chalet. Et nous passions deux jours à nous faire engeuler parce qu’on voulait aller jouer dehors trop tôt le matin, parce qu’on voulait jouer dedans alors qu’il faisait beau, parce qu’on parlait dans nos lits le soir … Et maintenant qu’elle est faible, qu’elle est seule, quelle se retrouve à ne plus pouvoir marcher dans sa maison de retraite, ou elle n’arrive presque plus à manger, à parler, qui éprouve du plaisir à aller la trouver ? Personne, je vous le dit personne. Seul deux de ses quatre enfants, dont mon père, vont la voir. Moi, parfois, mon frère deux fois en un an, deux de mes cousines de temps en temps… Mais elle était si antipathique, elle ne faisait rien de gratuit pour nous. Et maintenant, il faut prendre du temps pour lui faire plaisir ? Je me dis vraiment qu’il me faut montrer mon amour et semer la joie autours de moi pour en récolter les fruits. On ne pense pas, lorsqu’on est le plus fort, que la page va se tourner, qu’on devra compter sur les autres. Mais si l’on ne montre pas qu’on les aime, ils nous le rendront bien !!! C’est pourquoi je m’efforce de faire des choses gratuitement (je veux dire par là que si je fais quelque chose pour quelqu’un, je ne m’attends pas à ce que ce quelqu’un doive me rembourser ses dettes dans les plus brefs délais) Et c’est difficile dans cette société où tout se paie de rester sur le chemin que l’on se fixe. Mais est-ce gratuit, de faire des choses gratuites en pensant, sans vraiment le penser, qu’en retour, on sera aimé ? En somme, rien n’est vraiment gratuit ?

11/11/2006

11/11/06 - 17:12

Il y a une femme dans ma vie...

Mais c'est spirituel, bien sûr


11/11/06 - 11:03

Et si...

Et si je ne l’étais pas ?
Je me demande souvent quelle serait ma réaction, en tant que croyant, mais aussi en tant qu’homme, face à l’homosexualité. Je le comprends étant gay moi même, mais qui serais-je, qui serait le Luc hétérosexuel ? Le premier point est celui de mon appartenance religieuse. En suivant à la lettre ce que me dirait l’Eglise et, à se tête le Saint Père, je devrais être d’esprit étroit, et condamner la chose. Je serais sans doute choqué, outré, comme tout bien pensant qui pense bien penser. Ou serais-je ouvert d’esprit, m’attacherais-je plus aux deux commandements que Jésus, lui-même, disait être les plus importants ; aime ton Dieu, le plus possible et aime ton prochain. Aimer son prochain, c’est l’accepter, l’accepter comme il est. Et donc accepter aussi son homosexualité. Mais je réfléchis aussi à ma foi. C’est dans le moment le plus triste de ma vie que je me suis accroché à la foi. . J’étais au cycle d’orientation (ce que vous autres français appelez collège) Et j’étais très renfermé. C’est vrai que je n’avais aucun ami proche. Je n’osais pas me rapprocher, entamer une amitié avec des garçons, J’étais trop frustré. Le fait de mettre la mais sur l’épaule d’un copain m’aurait fait penser que je faisais mal, ce geste semblait presque sexuel pour moi. Etre seul avec un garçon me mettait mal à l’aise, j’évitais, j’évitais si bien que je me retrouvais seul. C’est ainsi que j’ai commencé à prier et à appeler le Seigneur à l’aide. J’ai prié, j’en ai prié des heures. C’est comme si toute ma vie était ficelée autour du fait que je suis un homosexuel : la religion, ma passion pour le modélisme… C’est ce vide autour de moi qui m’a fait être croyant, oui je crois que mon homosexualité est pour quelque chose. Et si je n’étais pas gay, serai-je croyant ? Ou, si je n’étais pas croyant, serai-je homophobe ? enfin, voilà bien des questions auxquelles je n’aurais pas de réponses. Puisqu’on est comme on est…

10/11/2006

10/11/06 - 16:10

J'aime pas...

...ce genre de messages de la part d'un "portrait vide"
Ceci est une véritable discussion que j'ai eu avec x aujourd'hui même (x est un nom d'emprunt, tout comme l'adresse MSN, évidemment. tout le reste est véridique)

x 13:43 hi
miclu 13:44 Hi!
x 13:48 sa va mon msn s'est xx_xxx@hotmail.com
miclu 13:50 "ça va", c'était une question en fait? bein oui ça va et toi?
x 13:57 t'essssssss mingon sur le foto on cam je pense que vous étes le top
miclu 13:59 je n'en suis pas si sûr... tu as lu mon portrait, pour me connaitre un peu, ou c'est juste la photo qui t'as conduit à moi?
x 14:12 ok tu va me voir sur msn on cam xx_xxx@hotmail.com
miclu 14:13 ce n'était pas ma question.
x 14:33 ok bay

06/11/2006

04/11/2006

04/11/06 - 16:52

voici l'homme



Il y a une époque ou je pensais vraiment vivre dans le péché. Et puis, maintenant, je sais que le Christ m'aime, il sait qui je suis, il m'aime comme je suis. La foi m'a aidé. Aujourd'hui, ce n'est plus de Dieu que j'ai peur, c'est des humains. Je devrais pouvoir me dire: le Seigneur est ma Lumière et mon Salut, de quoi ai-je peur. Mais j'ai peur, tout de même.

04/11/06 - 11:32

Il y a des temps ou je pensais me cacher à vie...

Il y a un certain temps, mais pas si longtemps que ça, je pensais bien cacher mon homosexualité toute ma vie. Je me serais marié peut-être, aurais-je eu des enfants ? Mais souvent je pensais au peu d’attrait que j’aurais eu, à me coucher le soir auprès de ma femme, le peu de plaisir que j’aurais eu à lui faire l’amour, comme j’aurais été malheureux, mais comme je l’aurais rendu malheureuse, de ne pas pouvoir l’aimer autant qu’un mari doit aimer sa femme.
Ce serait elle qui m’aurait choisi, sans doutes, car je n’aurais pu choisir quelqu’un que je n’aurais pas aimé comme il le faut. Mais personne ne m’aurait choisi peut-être, et bonheur à celle qui aurait pu le faire de ne rien avoir fait. Je me demandais aussi si je finirais seul, et un homme qui finit seul, dans une petite ville comme la mienne, c’est un homo, Ça ne fais pas de doutes. Je me suis, d’ailleurs souvent demandé pourquoi, une femme qui ne se marrie pas : c’est une vieille fille mais un homme qui ne se marrie pas : c’est un homo. De toute façon, pour moi, cela aurait été vrai.
Non, je ne vais pas cacher cela indéfiniment. Mais comme c’est difficile de révéler cela lorsqu’on habite aux milieux de 5000 âmes (et oui, même s’il n’y a que 5000 âmes, c’est une ville en Suisse). Tout le monde se connaît, tout le monde raconte tout à son voisin… ma mère a même appris que j’allais faire le séminaire pour devenir prêtre (c’est drôle, je n’étais pas au courant). En fait, ma mère n’aimerait pas que je sois prêtre, car c’est une diminution de chances qu’elle puisse avoir des petits enfants, mais alors que je sois homosexuel, ça l’achèverait. Enfin, un jour, tout le monde saura, ma mère se décomposera, et moi, je ne sais pas…

03/11/2006

03/11/06 - 21:29

DPM, on ferme!

Ya un petit supermarché dans mon quartier
Très sympathique, très sympathique
Mais son patron s’est fait assez de fric, assez de fric !
Il va fermer début janvier, c’est terminé.
Ça nous attriste, c’était pratique,
C’est pour les caissières que c’est dommage
Ce qui les attend, c’est le chômage
On leur dit juste deux mois avant,
En janvier vous foutez l’camp…

(ce n'est pas de la poésie très riche, mais le coeur y est...)

01/11/2006

01/11/06 - 15:02

Mon meilleur ami...

J’entends souvent les gens parler de leur meilleur ami et ça, ça m’attriste parfois. Je crois ne pas, ne jamais avoir eu de meilleur ami, je n’ai jamais été le meilleur ami de personne. Un meilleur ami, c’est quelqu’un dont la disparition nous causerait un vide immense et horrible, impossible à combler, une fissure dans le cœur qui ne peut se refermer. Je crois bien qu’aucun de mes amis ne plongerait dans une quelconque dépression, ou même déprime si je venais à disparaître. En fait, je suis un ami bienvenu, mais dont l’absence ne retient l’attention de personne. Au mois, si je venais à mourir prématurément, le cercle des attristés serait réduit…
Un meilleur ami, c’est une personne à qui l’on dit tout, auprès de qui on peut se confier, quelqu’en soit le motif.
Non, aucun de mes amis ne serait prêt à entendre ce que j’ai à leur dire, non, aucun. J’ai, pour le moment et tant que je n’aurais rien révélé, trois amis dont je suis plus proche. Mais l’un d’eux est fils de pasteur : ce n’est pas à lui que l’on peut faire avaler le fait qu’un des ses amis soit homo. Il ne me blâmerait pas, mais chercherait vite à prendre le plus de distances possible. Un autre et ouvertement homophobe. Il ne peut pas supporter le simple fait que cela existe. Je pense qu’il pourrait devenir violent à mon égard, il réagit très violemment. Comme tout peut basculer un jour…( il aime bien Luc mais pas les homos, pourtant, là, c’est les deux en uns). Je le perdrais un jour, c’est sûr. Enfin, le troisième serait sans doute le plus apte à m’entendre. M’entendre oui, mais me comprendre? Un jour, il avoua avoir regardé un reportage qu’il dit très intéressant sur l’homosexualité, quelque chose qui lui avait ouvert les yeux. Pourtant, lors du voyage de bac, où je partageais une chambre avec lui, ce qui fut d’ailleurs un très agréable moment, je l’ai entendu faire une réflexion, qui s’avérait être un gag, plutôt blessante pour les gays. Alors, je me demande si ça fait très « fun » de se moquer des gays ? C’était quoi son vrai visage : celui qui se moque ou celui dont les yeux furent ouverts, un beau jour, devant la télévision ?
Non, vraiment, je n’ai personne, qui soit physiquement présent, à qui me confier. GA, ça me fait du bien, j’ai parlé et on m’a écouté, on m’a répondu
Un jour, peut-être, j’aurai un meilleur ami :). Tout est possible, et c’est ce qui me fait garder l’espoir…